Voici un diaporama de photos réalisé par Florence Lagoueyte :
Et voici l'article signé Frédéric Mazéas, du site www.pau-orthez.com en collaboration avec Philippe Violeau.
A gauche, Tony Parker s'apprête à profiter de l'écran de Ronny Turiaf. A droite, Antoine Diot indique le système à venir. Réunis, les trois hommes ont formé l'axe majeur de l'équipe de France dans cette finale des repêchages.
Que d'émotions! Pour leur dernière de l'été en France, les Bleus ont sorti le grand jeu et le feu d'artifice a été somptueux, grandiose, trop intense pour des Lions belges venus en Béarn chercher un exploit inaccessible au final. Les hommes de Vincent Collet avaient trop envie de faire partie de cet Euro, de revenir dans le giron des nations qui comptent à l'échelon continental après avoir trainé leur peine durant deux ans, manquant de valider leur billet à quatre reprises... Alors, vexés de devoir aborder la rencontre avec les quatre points de débours concédés trois jours plus tôt à rattraper, la French team a choisi de tout faire exploser sur son passage...
Antoine "Stockton" Diot et Ronny "Malone" Turiaf
Ronny Turiaf a électrisé le palais des sports en concluant tout en férocité les nombreux caviars de ses partenaires
"Il a commencé à pousser la balle et l'entente entre lui et moi a très bien marché. Il faut lui donner du crédit parce que le petit a fait un gros, gros, gros match. C'était John Stockton!" Le compliment est à mettre à l'actif de Ronny Turiaf. Allons, mettre en avant un autre que lui alors que le pivot de Golden State a sorti LE gros match (19 points et 9 rebonds)? Et faire en plus la comparaison avec le meilleur passeur NBA de l'histoire, qui n'a malheureusement jamais remporté le titre suprême, malgré son association prolifique avec Karl Malone? Antoine Diot a-t-il fait à ce point le match parfait? Probable, car dans la discrétion, le jeune meneur du MSB a dynamité la rencontre après 12 minutes de jeu. Les belges étaient toujours dans le match (25 à 20) grâce à 9 points de Christophe Beghin, venu au relais d'un Didier Mbenga transparent et sanctionné de deux fautes lors des deux minutes inaugurales. La foudre s'abattit alors sur les joueurs du plat pays...
Obsédés par la maîtrise du tempo depuis le début de la rencontre, les troupes d'Eddy Casteels perdirent soudain le fil de ce leitmotiv. Usés par l'harassante défense française, les visiteurs se faisaient moins précis et surtout moins tranchant. Les Bleus tenaient solidement leur proie et allaient planter un gigantesque coup de griffe dans le dos belge. Batum retrouvait la liberté de courir en contre-attaque, les rares situations de jeu placé faisait mouche et quand les solutions venaient à manquer, Tony Parker sortait de sa boite pour marquer à huit mètres (38-22, 15ème). Mbenga n'offrant qu'une maigre réponse avant le repos (un lancer et un panier intérieur), les français pouvaient même s'offrir le luxe de penser aux contenus de leur futures valises polonaises lors du retour aux vestiaires (48-25).
Un travail bien fait
Il était écrit que les belges ne pourraient pas arrêter les français. Mais il y eut Anvers jeudi. En plus du travail bien fait avec ce 17-0 signé en plein cœur du second quart-temps, Parker and co voulurent donc mettre des cerise sur le gâteau. En conservant l'intensité défensive déployée jusque là, les choses devenaient de plus en plus simple, la résistance de la Belgique pliant au fur et à mesure que l'échéance approchait. Boris Diaw (présent partout avec ses 13 points, 6 rebonds et 3 passes) et Ronny Turiaf augmentaient le niveau de décibels du palais des sports en s'envolant vers le panier, le pivot de Golden State prenant même son appui à quatre mètres du cercle avant de fracasser l'arceau malgré la présence d'Axel Hervelle sur le passage (60-32, 26ème). Annihilés dans leurs intentions offensives, les noirs et rouges prenaient la marée bleue en pleine face et coulaient à pic (70-37, 30ème).
Le palais en pleine extase profitait du show et les 8000 supporters finissaient par tous se lever comme un seul homme lorsque De Colo donnait aux score des proportions invraisemblables (+40, 79-39, 33ème)! Le cavalier seul prenait fin puisque légèrement relâchés, les français laissaient à Dreesen et De Bel le soin de grappiller les miettes près du panier. Le seul regret sera d'avoir vu Ronny Turiaf manquer une tentative à trois points, alors que l'energizer martiniquais était seul. Mais là, le stade se serait sans doute effondré sur lui-même...
A l'Euro pour faire un coup
Au coup de sifflet final, les Bleus se livrèrent à la joie toute simple de savourer cette qualification qui se refusait obstinément à eux, en y associant le public palois, qui a su apporter le soupçon d'âme supplémentaire à cette équipe dans un élan populaire jamais démenti pendant trois semaines, que ce soit jour de match ou non. Les Bleus aurait pu disputer dix ou vingt matchs, l'enceinte habituellement dévolue à l'Elan Béarnais aurait surement été prise d'assaut pour toutes les affiches. Dommage donc que le championnat d'europe ne soit pas délocalisé à Pau, mais se joue en Pologne, à plus de 2000 kilomètres!
Dans le meilleur des cas, nos favoris découvriront Gdansk, Bydgoszcz et Katowice. Mais en tant que qualifié de dernière minute, il s'agit de ne pas négliger les équipes diminuées, mais plus que jamais dangereuses qui se dressent désormais sur la route du deuxième tour (ou de la médaille, objectif avoué de tout les joueurs?). L'Allemagne, sans Dirk Nowitzki ni Chris Kaman, semble clairement en difficulté mais se resserrera autour de son collectif. La Russie, amputée elle de Holden, Kirilenko et peut être de Khryapa, a perdu de l'éclat mais attention, la sélection de David Blatt est tenante du titre! Enfin, la Lettonie, la moins connue du lot, avance vers l'Euro avec ses atouts, notamment un alléchant secteur intérieur (Andris Biendris, coéquipier de Ronny Turiaf à Golden State, Kaspars Kambala, souvent croisé en Euroleague par l'Elan). Mais dans les chaudes après-midi paloises d'août, les français ont gagné le droit de rêver à un destin pavé de réussite. Alors rêvons!
Antoine Diot a parfaitement fait briller ses coéquipiers en signant 9 passes décisives
Les français ont fait le spectacle et ont de nombreuses fois conclu leur offensives par de spectaculaires dunks, à l'image de Boris Diaw
Les Bleus n'ont pas quitté le palais de suite après la rencontre...
...mais sont venus au contact de leurs supporters pour se faire ovationner une dernière fois...
...et partir l'esprit serein en Pologne!
Vincent Collet peut être souriant, il a réussi sa première mission... Reste à réussir un grand Eurobasket!
Dans un Palais Des Sports incandescent, les Bleus se sont hissés en finale des repêchages de l'Euro en concassant les Italiens (81-61). Les partenaires de Nicolas Batum, forcé par Portland de rentrer aux Etats-Unis, attendent désormais de connaître l'identité de leur dernier adversaire sur la route de la Pologne. Bosnie ou Belgique, une chose est sûre, l'équipe de France sera de retour à Pau sous 10 jours!
Voici 4 vidéos prises ce mercredi 12 août à Pau. Avec tout d'abord un entraînement de l'Equipe de France, une interview de Robert bialé concernant les animations organisées par le C.D. 64 au tour de la venue de l'Equipe de France à Pau, puis l'interview de Régis Bardera, arbitre effectuant l'ensemble de la préparation avec l'Equipe de France, en deux parties, avec un petit message personnel en fin de deuxième partie...
Avec l'aimable autorisation du site non officiel de l'Elan Béarnais, voici un résumé du match d'hier soir, ainsi que des photos prises par Fred et quelques interviews en audio...
Dans une ambiance bon enfant, les Bleus, qui retrouvaient Tony Parker, ont fait le travail face aux finlandais.
Cela ne ressemblait qu'à une longue litanie, à un avertissement qui clignote et vous obsède. Ces Bleus, qui répétaient à l'envie que si le rendez-vous pris pour le match retour face aux Italiens serait décisif, l'opposition contre la Finlande ne pouvait pas être prise par dessus la jambe, visaient juste... Les joueurs venus du nord n'avaient en effet pas froid aux yeux dans le plus que plein Palais des Sports de Pau. Jamais les finlandais n'ont lâché, jamais ils n'ont reculé et ne se sont du coup incliné que de 10 longueurs, un écart qui leur laisse de l'espoir dans l'optique de réaliser un holp-up lors des derniers instants du groupe de qualification.
Tony, puis Tonio..
Florent Piétrus, tête bandée suite au saignement de son arcade sourcilière, aura encore grandement participé au succès des bleus.
Mais ces calculs d'apothicaire, les Bleus n'en n'ont cure. Avec ce deuxième succès en autant de rencontre, les boys de Vincent Collet ont plus que jamais leur destin en main et, en cas de victoire italienne à Vantaa mardi, le match disputé en Béarn vendredi pourrait servir de poinçon à l'équipe de France vers la finale des barrages... Un bon moyen de souligner que si battre les finlandais n'a pas été une simple formalité, ce fut au moins l'accomplissement d'une tâche nécessaire. Car les français se sont compliqué la vie en laissant les finnois abuser d'une extraordinaire réussite à longue distance (12/22 à trois points), notamment lors d'une première mi-temps où le staff à laissé un Tony Parker enfin de retour gambader cinq minutes, le temps de faire glousser de plaisir le public avec un panier et son lancer bonus (11-5, 4ème). Bien en rythme, attaquant avec envie les espaces, les coéquipiers du Spur prenaient ainsi une dizaine de points d'avance avant que la pression ne se relâche. Déchaînés de loin, les blancs alignaient les missiles et présentaient un incroyable 7/9 de loin après 12 minutes (30-28). C'était le seul moyen pour les visiteurs de rester dans le match. Car dès que la machine bleue reprenait son rythme de croisière, derrière l'activité de Batum et de Piétrus, la sanction était immédiate. A la mi-temps, les français n'avaient ainsi encaissés que deux paniers à deux points... et 7 à trois points!
Hyper-dominante à l'intérieur, la France s'accrochait à une bonne circulation du ballon pour pousser l'avantage lors d'un des rares laps de temps où les Finlandais voyaient leur tentatives lointaines être refusées par l'arceau (67-52, 33ème). Mais le courant n'était pas continu côté bleu et les sautes d'humeur faisaient faire le yo-yo au score sous les derniers coups de boutoir de Samuel Haanpää (21 points à 100%). Comme à Cagliari, c'est Antoine Diot qui, ponctuant une partie magnifique (16 points, 4 passes, 3 rebonds, 2 interceptions), mit le couvercle sur la rencontre avec un quatrième tir lointain (80-70, 39ème). Les spectateurs, jamais vraiment inquiets, pouvaient néanmoins crier leur joie et leur volonté de retrouver les Bleus dans 6 jours, où il faudra surpasser et de loin la timide ambiance de ce samedi.
Et si vendredi...
Car nul doute que les Italiens abattront leur ultime carte à Pau. Trois jours après leur voyage du côté de la Baltique, Bellinelli and co. auront à cœur de venger l'affront du premier match pour souffler sur le fil la place vers l'Euro. Complètement inoffensifs de loin au match aller (3/22), les artificiers italiens ne manqueront pas les cibles une deuxième fois. Sauf si les efforts défensifs, déjà consentis en Sardaigne, sont de retour autour de l'axe Batum-Piétrus-Diaw. Bref, la semaine s'annonce plus que chargée entre le retour de Parker, les soins des petits bobos (Batum étant sorti des vestiaires une poche de glace sur l'épaule) et le coup d'œil sur Finlande-Italie pour vérifier si trois jours après, on ne pourrait pas définitivement penser à la suite...